DE LA VILLE DE PARIS.
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ains seullement enregistrées, qu'on ne doibt faire aulcune protestation ny remonstrance quand à pre­sent. Et à l'instant a esté aussi demandé l'advis sur les lettres cy dessus escriptes, apportées le xxnejour de ce moys touchant les plus valleurs, [qui] doibvent estre emploiées aux rachaptz des rentes, suyvant les contractz faictz avecq led. Sret lad. Ville, en laquelle se sont trouvez, ascavoir :
Monsr Hannequyn, monsr de Charmeau, monsrde Jumeauville, monsr m" Thomas [de] Bragelongne, monsr de Chamboursy, monsr Larcher, sire Jehan
Crocquet, monsr Le Lievre, sire Pierre Crocquet, mons7 Paluau, monsr Taneguy, mons' l'Advocat, mons" d'Asnières, monsrHac, monsrSanguyn, monsr le prevost.
A esté conclud que mons' le Prevost des Marchans, ou aultre delegué, yra veoir mons' le Chancellier pour entendre de luy le voulloir du Roy, et luy re-monstrer les contractz qui sont passez entre le Roy et lad. Ville, lesquelz il est besoing d'entretenir de poinct en poinct pour conserver le credict dud. S', et aultres qui seront advisées au Bureau de lad. Ville.
C LXXV. — Lettres du Roy pour le service du deffunct Roy François, IIe du nom.
29 novembre i56i. (Fol. io4 v°.)
De par le Roy,
"Trés chers et bien amez, pour ce que lorsqu'il pleust à Dieu appeller à sa parl le feu Roy François, nostre 1res cher S' et frere que Dieu absolve, nous n'eusmes loisir, pour la multitude et importance des affaires qui lors s'offroyent, comme chascun sçayt, de satisfaire aux choses que ont acoustumé d'estre observées en semblable cas, et mesmes pour ce qui regarde son service, nous avons advisé de le faire faire le cinqme du moys prochain.
Et desirans que ce soyt avecq tout l'honneur deu en semblables choses, nous vous prions et neanlmoings mandons et enjoignons que vous ayez à vous rendre à Sainct Denis au jour que vous dira le sr de Lezigny, nostre conseiller et m0 d'hos­tel ordinaire, present porteur, pour assister aud. service en vostre ordre et ceremonye acoustumée, croyans led. s' de Lezigny de ce qu'il vous dira sur ce de nostre part, comme vous feriez nous mesmes.
"Donné à Sainct Germain en Laye, le xxix0 No­vembre mil vc lxi W. »
Ainsi signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Bourdin.
Apportées le Decembre vclxi; et dessus le reply est escript : A noz trés chers et bien amez, etc.
«Nous Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, suyvant les lettres patentes du Roy à nous envoyées, par lesquelles led. S' nous mandoyt que eussions à nommer en noz consciences ung homme capable et suffisant pour estre receu mon­noyer en la Monnoye de Paris, pour ces causes, et après avoir estez deument informez de la seuflîsance, industrye de la personne de Esme Perroton, de­mourant à Paris, icelluy avons nommé el nommons pour estre receu en l'estat de monnoyer en la Mon­noye de Paris et serment de France, comme pour celluy que avons trouvé en noz consciences le plus seuffisant pour led. estat, ce jour d'huy, 11e decembre mil cinq cens soixante ung l'2', n
(" Des lettres de teneur identique furent adressées le mème jour au Parlement, qui se fit un devoir d'assister aux vigiles des morts le 4 décembre et au service funèbre célébré le 5 en l'honneur de François II dans l'église de Saint-Denis, décorée pour la circonstance. On avait élevé au milieu du chœur une chapelle ardente, tendue de velours noir frangé d'or, avec un catafalque couvert d'un grand drap d'or, entouré d'une double rangée d'archers de la garde écossaise. Le deuil était conduit par le. comte dauphin d'Au­vergne, le prince de La Roche-sur-Yon et le connétable de Montmorency, se tenant sur la droite, ayant derrière eux six chevaliers de l'Ordre, les gens des Comptes et les généraux des Aides. Sur la gauche avaient pris place le Parlement, l'Université et {'Echevinage. A droite du maître-autel étaient assis les cardinaux d'Armagnac et de Châtillon; à gauche, les ambassadeurs du Pape, de l'Espagne, du Portugal, de Venise, de Ferrare et Mantoue; en dehors du pourtour, nombre d'évêques, les maitres des cérémonies ainsi que les seigneurs de Mendoce et de Lezigny, maitres d'hôtel du Roi. Tel était l'aspect de l'église de Saint-Denis, lors des vigiles présidées par le grand prieur. Les mémes personnages se retrouvèrent dans Ie mème ordre le lendemain au service de bout de l'an. La messe fut dite par l'évêque dc Bayeux, aumônier du Roi défunt, et l'oraison funèbre prononcée par Jérôme de La Rovère, évêque de Toulon, qui avait déjà été chargé de celle de Henri II. L'oraison funèbre de François II fut imprimée cette même année chez Dallier. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1" i5gg, fol. 134 v°, 156 v°.)
(s' Ce choix semble ne pas avoir été ratifié par la Cour des Monnaies; nous ne voyons, dans les réceptions de monnayera de la Monnaie de Paris.en i56i-i56.2, que Nicolas Philippe, le 16 janvier i562 (n. st.), et Nicolas de Dessus-le-Pont, le 18 février. (Archives nationales, Cour dès Monnaies, Zlb 55o.)
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